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    Bulletin trimestriel de la Care-Haïti  et du Bureau des Mines et de l'Energie  Août 1999 
numéro 4
 
 Revue Synergies

Numéro 1 - Novembre 1998
Numéro 2 - Février  1999
Numéro 3 - Mai 1999
Numéro 4 - Août 1999

Dans ce numéro:
 
  • Editorial
  • Le gaz de pétrole liquéfié en Haïti: Evolution et perspectives, par Jerry Gousse
  • Naissance de l'Association des industries du gaz propane en Haïti, par Jerry Gousse
  • Le gaz, énergie du XXIème siècle : un atout naturel pour Haïti, par Wilclair Clergé
  • Réactions des nouveaux utilisateurs d'équipements à gaz : l'expérience de la ECOGAZ, par Michel Carl Simon
  • Le GPL dans les cantines scolaires: l'expérience du PAM, par Charles Vincent
  • Vive les bienfaits du gaz: les premiers résultats d'une expérience pilote au Parc Industriel, par Dalcé J. Kissinger et Emile Jean Gilles
  • Observations sur la diffusion du gaz ménager en Afrique de l'Ouest, par Andreas Massing

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    Note d’Observation sur la Diffusion du Gaz Ménager en Afrique de l’Ouest, 
    par Andreas Massing Conseiller Technique Care-Energy 

    Nous voudrions ici considérer quatre pays Ouest-Africains et leur expériences dans la diffusion du gaz (butane) comme combustible ménager lors de la décennie passée:  le Sénégal, le Mali, le Ghana et le Burkina Faso.

    Pays sahéliens (le Ghana avec sa partie Nord fournit la plupart du charbon de qualité pour les villes du Sud), le problème de la déforestation et désertification se pose à tous avec acuité, et la substitution du bois ou du charbon de bois par des combustibles pétroliers s’est heurtée jusqu’ici à divers obstacles.

    A la fin des années 80 ou au début des années 90 des subventions furent introduites dans ces pays afin de stimuler la substitution des combustibles ligneux traditionnels par des combustibles d’origine pétrolier. A l’exception du Sénégal, où la subvention fut maintenue jusqu’à présent et a conduit à une large adoption du gaz par le consommateur urbain de Dakar, les subventions furent levées après quelques années. Au Mali, un programme Butane fut introduit en 1991 avec une subvention de 78 FCFA par kg ($ .10) qui faisait doubler la consommation jusqu’en 1994. 

    Economisons le bois-énergie pour protéger l'environnement
     
    .Cependant la dévaluation du Franc Ouest-Africain en 1994 a conduit à une quasi stagnation de la consommation dans les pays francophones. On doit cependant noter que dans les pays enclavés comme le Mali et le Burkina Faso, le prix du gaz est plus élevé, en fonction du coût du transport vers les pays de consommation finale que dans les pays avec ports maritimes et raffineries comme le Sénégal et le Ghana.
      Il est intéressant de comparer les stratégies entamées par ces pays pour rendre la consommation du gaz plus populaire. Dans les pays francophones non seulement l’état a renoncé à une partie des taxes à l’importation mais a aussi bénéficié d’une contribution des compagnies pétrolières dans la conception d’équipements et d’ustensiles de cuisines adaptés. Au Ghana, après maintes expériences avec des distributeurs publics et privés, le problème de transport de bouteilles a été contourné par l’établissement de citernes par des opérateurs privés dans les villes, où le consommateur peut remplir sa bouteille au litre comme à la station d’essence.

    Pourtant deux obstacles s’opposent à une plus grande diffusion: le coût de l’équipement, cuisinière et bouteille vide avec accessoires, et le transport des bouteilles. Pour cette raison, au moment de la promotion, le Ghana (par l’entremise de la compagnie nationale) a diffusé un kit consistant d’une cuisinière 2 flammes, de 2 bouteilles de 5 kg, de tuyau et disjoncteur avec fermeture-clip, et ceci à un prix subventionné d’environ $ 25 4 . De plus, il a introduit le système de stations de pompages mentionnés ci-dessus. Des subventions sur l’équipement n’ont pas, à notre connaissance, fait l’objet de la stratégie de promotion dans les pays francophones qui ont cependant subventionné et continuent à subventionner comme le Sénégal le combustible. 

    En conclusion, en dehors de l’incitation par le prix (subventions comprises) sur le combustible il y a d’autres facteurs possibles pour rendre la consommation du gaz convenable et inciter le consommateur de bois à changer de combustible: notamment le portionnement en quantités convenables aux différents budgets et des subventions sur l’investissement et l’équipement initial.

     1/  Au Ghana, dont la monnaie se dévalue avec le flottement du Cedi, la progression de la consommation n‘est pas connue.

     2/  4000 à 4500 FCFA par charge de 12 kg ou $ .60 à .68 par kg au Mali et au Burkina, contre $ .42 au Ghana et approximativement $ .55 au Sénégal. Comparant ceci au prix de $ .11 par kg en République Dominicaine et à $.70 en République d’Haïti nous constatons que pour un pays maritime comme Haïti le coût du gaz est prohibitif.

     3/  TOTAL vulgarise des réchauds à 1 ou 2 flammes vissés directement sur la bouteille; ainsi que des bouteilles de 3, 6 et 12 kg disponibles à la station répondant aux besoins des consommateurs de budgets différents

     4/  En réalité, la bouteille vide ne se trouve pas en dessous de $ 45 et la cuisinière 2 flammes s’achète entre $50 et 70. 

     5/  Cependant, le gouvernement sénégalais propose de lever la subvention vu le manque à gagner pour le fisc. On verra si cela va amener la population dakaroise à réduire sa consommation de gaz à laquelle elle s’est habituée. Il faut souligner que le poste bois dans la consommation urbaine est encore important, mais le poste du charbon de bois est en croissance rapide dans les capitales de ces pays.
     

     
    Editeur responsable: Peter Young   
    Auteurs: P. Young, Wilfrid St-Jean.   
    Conseiller technique: Bétonus Pierre   
    Edition Internet: Wilfrid Saint Jean  
    avec le soutien technique du REHRED
    Envoyez vos lettres à:   Andreas Massing / Wilfrid Saint-Jean  
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    Port au Prince, Haïti
    23/09/99
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