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    Bulletin trimestriel de la Care-Haïti  et du Bureau des Mines et de l'Energie  Juillet 2000
numéro 7
 Revue Synergies

Numéro 7
 

  • Editorial:Les choix énergétiques en Haïti
  • Compte-rendu de l’atelier sur les choix énergétiques environnement et agriculture, par Martin Cangé l’Électricité d’Haïti
  • Sélection de quelques sites traitant de Politiques et Technologies Environnementales disponibles sur lnternet, par  Andreas

  • Massing, CARE-HAITI
  • Les polluants énergétiques  et la santé, par Wilfrid Saint-Jean du BME
  • Les Indicateurs Énergétiques d’Haïti, par la Direction de l’Énergie du BME

  • Les perspectives d’exploitation  des ENR en Haïti, par Wilfrid Saint-Jean du BME 


    (Suite de l'article)
     
  •   Les points clés discutés entre les participants  
  • les thèmes débattus au cours de l'atelier
  • Conclusion

  •  
    Utilisez le réchaud mirak qui permet d'économiser 40% de votre consommation de charbon

    Economisons le bois-énergie pour préserver l’environnement!

     
    Compte-rendu de l’atelier sur les choix énergétiques dans l’agriculture et l’environnement  en Haiti/ par Martin Cangé, EDH

    Préambule 

    Sous le patronage conjoint de Ministère de l'Agriculture, du Minstère de l'Environnement, du Ministère du Commerce, du Ministère des Travaux Publics  et du Bureau des Mines et de l'Energie   s’est tenu à l’Hôtel Christopher les 20 et 21 janvier 2000 un atelier sur les choix énergétiques /environnement et agriculture qui a réuni plus de 350 participants : cadres, professionnels et universitaires  opérant dans le domaine de l’énergie et de l’environnement.

    Tous les intervenants, du Premier Ministre au dernier orateur, étaient unanimes à reconnaître que l’énergie est un facteur primordial pour le développement d’un pays à tous les niveaux. Tous aussi ont admis que la situation d’Haïti dans ce secteur est catastrophique.

    Visite de l'exposition par les participants
    Visite de l'exposition par les participants

    Les points clés discutés entre les participants 

    Un accent particulier a été porté sur les ressources ligneuses qui fournissent 83% des besoins énergétiques locaux et dont les réserves diminuent chaque jour. Sur 4 arbres abattus, un seul est planté, et le couvert végétal  estimé actuellement à seulement 2% du territoire diminue progressivement ce qui  conduit le pays inexorablement vers  la désertification si une réponse rapide n’est apporté à ce sérieux problème.

    Beaucoup pensent que la solution doit venir de l’utilisation des sources d’énergies renouvelables comme la biomasse, l’énergie solaire, l’énergie éolienne et l’énergie hydraulique. Il faut donc exploiter chaque fois que cela est possible les sources d’énergies renouvelables identifiées.

    Stand d'exposition de la CARE HAITI et du Bureau des Mines et de l'Energie
    Vue patielle du stand d'exposition de la CARE-HAITI et du Bureau des Mines et de l'Energie

    En attendant le BME a entrepris des recherches pour la mise à point de réchauds améliorés et leur vulgarisation, qui permettent de réduire la consommation du charbon de bois. Un travail d’éducation et de sensibilisation reste à faire pour faire accepter les nouveaux produits et leur  prix par les utilisateurs. Il est de même pour les réchauds à kérosène, dont l’utilisation est actuellement la solution la moins chère.

    De plus,  le gouvernement serait intéressé à promouvoir  l’utilisation du GPL et du kérosène comme substitut au charbon de bois. Ainsi il est prévu que  plus d’un million de fours ou réchauds fonctionnant au GPL seront distribués . Certains participants pensent que la réussite d’un tel projet va dépendre de l’effort du gouvernement pour réduire sensiblement le coût du GPL sur le marché local et aussi organiser un réseau de distribution pour faciliter l’accès du produit au plus grand nombre de consommateurs. A un moment où les coûts de ces produits augmentent sur le marché international, les observateurs sont plutôt sceptiques.

    L’utilisation du GPL étant dangereuse, l’un des conférenciers a fait ressortir l’urgente nécessité de promulguer des lois et règlements  régissant la matière. En effet,  les mesures de sécurité restent à renforcer, et surtout celle des anciennes bonbonnes qui connaissent des fuites. Ces dispositions sont encore plus importantes plus importantes surtout avec l’avènement des  stations de remplissage. La SHELL et ELF consacrent des efforts considérables à la vulgarisation du GPL. Cependant, en absence de détaxation, la vulgarisation est loin de connaître le même essor qu’en République Dominicaine ou les bonbonnes de 25 lb sont subventionnées à hauteur de 50%. 

    Pour réduire la pression sur les ressources ligneuses un participant a suggéré le remplacement progressif des bois de coffrage par des étais métalliques. Ceci pourrait faire l’objet d’un projet où participeraient l’État le secteur privé et les écoles professionnelles.

    Les travaux entrepris au MARNDR pour la transformation des déchets organiques en biogaz  (méthane) et en engrais sont à un stade assez avancé. Des unités ont été développées et sont encore en fonctionnement. Le ralentissement dans l’implantation de nouvelles unités est du à un problème de financement. Le Japon a également mis en place des cuves de biogas dans un certain nombre  d’écoles dans le sud du pays. 
    Réchaud solaire
    Réchaud solaire 

    Le volet solaire a été présenté par 3 professionnels du secteur privé. Il a eu un écho favorable pendant l’embargo, et est utilisé surtout pour l’alimentation des antennes de télécommunication, des pompes solaires, et des frigos pour le stockage de vaccins dans les dispensaires et pharmacies communautaires rurales. 

    Le problème du stockage des batteries après usage fut soulevé, étant donné qu’elles sont jetées sans précautions particulières. Quand on sait que des dizaines de milliers de batteries sont jetés chaque année dans la nature il est donc nécessaire que les institutions concernées de l’Etat se penchent sur ce problème crucial. 

    Les présentateurs ne se sont pas arrêtés sur l’énergie éolienne qui est encore peu connue et peu répandue. Toutefois ils ont estimé que la mise au point de systèmes hybrides solaires-éoliens devrait être considérée.

    Haïti se prête bien à  l’exploitation de l’hydro-énergie mais très peu de projets ont jusqu’ici été réalisés, à l’exception du barrage de Péligre qui ne fournit que 15% de l’électricité produite. Deux (2)  projets de petite hydraulique dans la vallée de Jacmel ont été examinés mais rejetés. Le projet de Fonds Parisien fut présenté par le gouvernement, il est réalisé conjointement avec la coopération Wallonne. Il s’agit d’un projet intégré combinant  la production d’énergie avec l’irrigation, et dont les travaux entrepris depuis bient6ot 3 ans sont à un stade fort avancé. On constate cependant que la dégradation de l’environnement, le déboisement systématique des bassins versants réduisent de façon sensible les débits de nos rivières.

    D’autres sujets comme le poids de l’importation   des produits pétroliers sur la balance commerciale du pays, les dommages à l’environnement causés par le mauvais état de certains  véhicules et l’inefficacité de notre système de production d’énergie électrique ont été agités. Concernant ce dernier point, nous avons fait ressortir que le problème de l’Électricité d’Haïti   est plutôt complexe. Il est lié à la situation socio-économique et même politique du pays. Le niveau des pertes estimé à 50% doit être lu de façon plus intelligente. Aujourd’hui, nous disons que les pertes techniques sont estimées à 20%, l’énergie  facturée à 50% et la consommation non payée à 30%. Cette dernière partie représente l’énergie consommée dans les bidonvilles et qui défient l’État. L’Ed’H est une institution d’État et donc a aussi une vocation sociale. Aujourd’hui, cette institution ne peut pas appliquer des mesures répressives pour forcer les gens à payer ou pour éliminer les branchements frauduleux.  L’Ed’H entretient des relations avec le Gouvernement et le Ministre de la Justice pour trouver la meilleure solution à appliquer à ce problème.

    Conclusion

    Cet atelier de deux jours a été pour nous l’occasion de réfléchir et de partager nos idées sur l’un des problèmes les plus cruciaux du pays, la crise énergétique. Tout le monde sait que l’énergie est un facteur essentiel de développement. Or le niveau de développement actuel du pays est très faible. Des efforts doivent donc être déployés pour assurer le développement du secteur énergétique et par ricochet, celui du pays. A cette fin, la direction de l’Ed’H doit travailler de façon ardue pour développer  le secteur électrique en valorisant les sites hydrauliques déjà identifiés  et en assurant une bonne gestion de ceux qui sont déjà en exploitation. Des ateliers de travail pourraient être organisés par la direction de l’Ed’H pour présenter les problèmes que confrontent l’entreprise à ses partenaires (la clientèle, les industriels et le gouvernement) et trouver ensemble les solutions appropriées. 
     
     
    Editeur responsable : Andreas Massing
    Auteurs: A. Massing, Wilfrid St-Jean
    Conseiller technique: Bétonus Pierre 
    Edition Internet: Wilfrid Saint Jean 
    avec le soutien technique du REHRED
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    Peter Young / Wilfrid Saint-Jean
    Bulletin Synergies, CARE / BME
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    Port au Prince Haïti
    16/07/00
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