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    Bulletin trimestriel de la Care-Haïti  et du Bureau des Mines et de l'Energie  Juillet 2000
numéro 7
 Revue Synergies

Numéro 7
 

  • Editorial:Les choix énergétiques en Haïti
  • Compte-rendu de l’atelier sur les choix énergétiques environnement et agriculture, par Martin Cangé l’Électricité d’Haïti
  • Sélection de quelques sites traitant de Politiques et Technologies Environnementales disponibles sur lnternet, par  Andreas

  • Massing, CARE-HAITI
  • Les polluants énergétiques  et la santé, par Wilfrid Saint-Jean du BME
  • Les Indicateurs Énergétiques d’Haïti, par la Direction de l’Énergie du BME

  • Les perspectives d’exploitation  des ENR en Haïti, par Wilfrid Saint-Jean du BME 


    (Suite de l'article)
     
  • Les métaux lourds
  • Gaz et Particules en Suspension dans l’Air
  • Particules en Suspension
  • Les oxydes d’azote (NOx)
  • L’Ozone Troposphérique

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    Les polluants énergétiques  et la santé
     
    Parmi les polluants générés par les activités énergétiques on distingue deux grandes catégories: 1) les métaux lourds constitués par le  plomb et le mercure, puis, 2) les gaz et particules en suspension dans l’air constitués par les pluies  acides, le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone, les particules en suspension, les oxydes d’azote, l’ozone troposphérique. 
     
    Dans les lignes qui vont suivre il sera fait état des sources principales de génération de ces polluants ainsi que leur incidence sur la santé des êtres vivants en général et sur l’homme en particulier.
     

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    Les Métaux Lourds

    Le plomb. Depuis la révolution industrielle les concentrations de plomb dans l’environnement ont augmenté à un rythme qui devient dramatique à partir de 1920 lorsque des composés de plomb ont été ajoutés à la gazoline utilisée dans les véhicules d’une part et dans la fabrication des batteries de voitures d’autre part. Les décharges contrôlées ou non contiennent la plus grande quantité de déchets de plomb, cependant, l’air en contient des quantités de plus en plus élevées sous forme dispersée. La concentration anormale de plomb dans le sang, ingérés parmi les aliments consommés contaminés par l’eau,  affecte le fonctionnement du cerveau des humains principalement les enfants et les vieillards. Une étude du niveau de plomb dans le sang conduite en 1979 et 1981 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a révélée la plus faible concentration à Tokyo et la plus forte à Mexico. L’explication vient du fait que depuis 1976 l’utilisation de la gazoline sans plomb a été complètement éliminée à Tokyo, alors qu’à Mexico le pourcentage en plomb retrouvé dans la gazoline reste le plus élevé.

    Mercure.  La source principale de mercure est l’inondation extensive des terres. On en distingue deux types: le mercure organique et le mercure inorganique. Le mercure inorganique est converti en mercure méthylène par les micro-organismes submergés et devient mercure organique. C’est sous cette forme qu’il peut être introduit dans l’organisme humain. Au cours de  son périple dans le sang, le mercure a tendance à s’accumuler dans le foie et les reins. Son accumulation dans le cerveau est plus lente, cependant, quand cela arrive les dégâts sont considérables si la quantité dépasse la normale. Le mercure dans le cerveau affecte la coordination des activités de celui-ci et peut causer des retards physique et intellectuel chez les enfants. 

    Gaz et Particules en Suspension dans l’Air

    Les Pluies Acides.  Les pluies acides sont causées par les contaminants tels le dioxyde de soufre, les oxydes nitriques et les particules en suspension (TSP)  tous des produits dérivés de la combustion de l’énergie. Ce matériel acidique n’est pas seulement transporté par les précipitations sous forme de pluie ou de neige, mais aussi peut voyager sous forme de vapeur  ou sous forme de fines particules. Les pluies acides affectent surtout les eaux dormantes et les forêts. Les effets sur la santé de l’homme font encore l’objet de d’investigations scientifiques. Certains scientifiques croient qu’elles agissent sur les organes respiratoires. Cependant, il existe une controverse sur ces affirmations. La grande menace réside cependant dans l’acidification des lacs qui peuvent conduire à l’extraction des métaux lourds dans les socles et soubassements rocheux environnants, ce qui potentiellement peut causer des problèmes à l’écosystème et à la santé des humains.

    Le Dioxyde de Soufre.  Le dioxyde de soufre provient à 98% des activités industrielles et de la combustion des énergies fossiles. Les 2% restants sont générés par les activités naturelles telles les éruptions volcaniques. Il est difficile d’assigner au seul  dioxyde de soufre l’origine de certaines maladies respiratoires à cause du fait que ce polluant n’est pas toujours seul dans l’air. Néanmoins, des expériences de laboratoire ont montré que le dioxyde de soufre peut effectivement affecter les fonctions du poumon.

    Le Monoxyde de Carbone. La plus grande source de génération de monoxyde carbone demeure la combustion du pétrole dans les moteurs des véhicules  ainsi que dans les  moteurs des usines fonctionnant au pétrole, principalement ceux des usines de génération électrique. Le dioxyde de carbone a la propriété de remplacer  l’oxygène dans l’hémoglobine du sang à travers les échanges dans les poumons. Ce qui coupe la fourniture d’oxygène au corps humain. Le dioxyde de carbone est surtout dangereux sous forte concentration surtout dans un milieu fermé.

    Particules en Suspension

    On entend par particules en suspension de minuscules particules de matières se déplaçant avec les mouvements de l’air. Aux particules toujours en suspension dans l’air telles, les poussières, les pollen, les cendres et la fumée, s’ajoutent de nos jours des particules générés par les activités humaines. Ces particules se présentent  sous différentes formes, solides ou liquides (aérosols).  Leur dimension varient énormément. L’importance de la dimension des particules vient du fait que cette caractéristique leur permettent de s’introduire dans les poumons et d’y rester. Les particules introduites dans le système respiratoire sont tenues pour responsables de l’aggravation des maladies du cśur et des poumons déjà présents dans l’organisme.

    Les oxydes d’azote (NOx)

    Les oxydes d’azote comprennent un certain nombre de gaz composés d’oxygène et d’azote. En matière de pollution de l’air, les deux plus importants sont: l’oxyde nitrique et le dioxyde d’azote. Ces composés sont générés à 94% par la combustion de combustibles fossiles utilisés dans le transport, les résidences et dans l’industrie. Ces oxydes affectent les fonctions du poumon et peuvent causer des irritations au système respiratoires surtout chez les personnes souffrant déjà de bronchites et d’asthmes. Certaines études montrent aussi que le niveau élevé de ces gaz peut affecter la capacité du corps humain à se défendre contre les maladies virales et les infections bactériennes.

    L’Ozone Troposphérique

    On entend par ozone troposphérique l’accumulation de l’ozone dans les basses couches de l’atmosphère au niveau de l’air que nous respirons. L’ozone troposphérique n’a aucun effet sur la santé si l’air dans lequel il se trouve n’est pas pollué. Au contraire, il contribue à fournir de l’oxygène au milieu ambiant après avoir réagi avec l’oxyde  nitreux. En présence de certains polluants cependant, l’ozone tend à s’accumuler et devient alors un danger lorsque sa concentration dépasse un certain niveau. Il est alors considéré comme un polluant potentiel. Les composés organiques volatiles (COVs) dont la présence favorise l’accumulation de l’ozone sont générés par les véhicules et industries dans les zones très peuplées en même temps que l’oxyde d’azote qui en se combinant empêchent la décomposition de l’ozone pour produire l’oxygène, ce qui favorise l’accumulation de l’ozone  à cause du  fait que ce dernier ne peut plus combiner avec l’oxyde d’azote pour donner de l’oxygène.
     
    Editeur responsable : Andreas Massing
    Auteurs: A. Massing, Wilfrid St-Jean
    Conseiller technique: Bétonus Pierre 
    Edition Internet: Wilfrid Saint Jean 
    avec le soutien technique du REHRED
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    Port au Prince Haïti
    16/07/00
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